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Question :

 
رجل غاب عن زوجته مدة طويلة، وقد طلقها بينه وبين نفسه ،ولم يخبرها بذلك فهل يقع الطلاق ؟

Réponse :
 
الطلاق يقع وإن لم يبلغ الزوجة فإذا تلفظ الإنسان بالطلاق وقال طلقت زوجتي . طلقت الزوجة سواء علمت بذلك أم لم تعلم ، ولهذا لو فرض أن هذه الزوجة لم تعلم بهذا الطلاق إلا بعد أن حاضت ثلاث مرات فإن عدتها تكون قد انقضت مع أنها ما علمت ، وكذلك لو أن رجلاً توفي ولم تعلم زوجته بوفاته إلا بعد مضي العدة فإنه لا عدة عليها حينئذ لانتهاء عدتها بانتهاء المدة 

Traduction de la fatwa par le talib ilm Farid El Makky
 
Question :

Un homme s'est absenté de sa femme pendant une longue période , et il l'a divorcé entre lui et sa personne sans même l'informer , est-ce-que le divorce est compté ?

Réponse du Cheikh  :

Le divorce est tenu en compte même s'il n'est pas parvenu chez l'épouse , car si la personne à prononcer le divorce en disant j'ai divorcé ma femme ! La femme sera divorcée qu'elle l'ait su ou pas ! , et c'est pour cette raison , que si on suppose que cette épouse n'ait pas eu connaissance de ce divorce qu'après qu'elle ait eu trois fois ses menstrues , son délai de viduité viendra de se terminer alors qu'elle ne le savais pas ! , et c'est pareil dans le cas où un homme meurt et que sa femme n'ait pas eu connaissance de son décés qu'après que la période de viduité soit terminée , à ce moment-là elle n'aura plus de délai ( à attendre ) car son délai de viduité sera terminé pendant cette période ( du jour de la mort de son mari jusqu'à cet instant-là sans qu'elle en ait eu connaissance..)
Cheikh Mohamad ibn Salih Al Outheimine
[ réf : livre : Madjmoù3 douroùss wa Fatâwâ el Haram el Makky ,V/3 , page/232 ]

tiré de 3ilm.char3i.over-blog.com

 

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Nous avons posé la question à Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Nadjmi le 10 avril 2006 lors de ses cours sur paltalk. ! Traduction de la réponse de Cheikh Nadjmi

Question :

« Lors d'un divorce définitif, est-ce que la femme est ses enfants quittent le logement ou bien est-ce le mari qui doit le quitter, en sachant que le logement n'appartient à aucun des deux ? » 

Réponse :

« En ce qui concerne le logement, il est obligatoire au mari divorcé d'en louer un pour ses enfants tant que leur mère est en période de viduité et tant qu'elle ne s'est pas remariée. Si elle se remarie, alors c'est son droit (le mari) de les récupérer. » 


icone_audio.gif Ecouter le Cheikh


Nous avons posé la question à Cheikh Zayd Al Madkhali 'hafidhahoullah' le jeudi 27 avril 2006 lors de ses cours journaliers sur paltalk 
Traduction de la réponse de Cheikh Zayd Al-Madkhali

Question :

« Lors d'un divorce définitif, est-ce que la femme est ses enfants quittent le logement ou bien est-ce le mari qui doit le quitter, en sachant que le logement n'appartient à aucun des deux ? » 

Réponse :

« Si le logement n'appartient à aucun des deux, alors le plus faible est prioritaire dessus, la femme est prioritaire dessus si le logement n'appartient pas à l'homme.

Donc, la femme est faible, elle est donc prioritaire dessus. 

Et l'homme doit se montrer généreux envers elle, lui qui est le musulman à qui Allah a fait don généreusement de l'Islam. 

C'est pour cela que l'on voit que le Coran a ordonné d'offrir un cadeau après s'être séparé de la femme, il a ordonné de leur offrir un cadeau :

عَلَى الْمُوسِعِ قَدَرُهُ وَعَلَى الْمُقْتِرِ قَدْرُهُ

-traduction relative et approchée- 

« l'homme aisé selon sa capacité, l'indigent selon sa capacité » (Sourate 2 verset 236)

Et il a ordonné la bienséance :

وَلاَ تَنسَوُاْ الْفَضْلَ بَيْنَكُمْ

-traduction relative et approchée-

« Et n'oubliez pas votre faveur mutuelle. »(Sourate 2 verset 237)

Il doit donc se montrer bienfaisant envers elle, en la laissant dans le logement, et chercher un autre logement. 

Quant aux enfants, ils reviennent à ce qui leur est le plus bénéfique, que ce soit chez lui ou chez elle. Il faut regarder ce qui leur est le plus bénéfique. » 

[Un de ses élèves intervient et demande comment cela doit se passer dans le cas où le mari paie le loyer de leur logement] 

« Si c'est lui qui paie le loyer et qu'ils se sont séparés pour la troisième fois, il ne lui est ni obligatoire de la loger ni de dépenser de l'argent pour elle. Il lui est plutôt obligatoire de loger ses enfants et de dépenser pour eux. 

Donc, il dépense pour eux et il verse aussi pour elle des honoraires pour la garde des enfants.

Par contre, si le gouvernement leur donne gratuitement un logement sans qu'ils n'aient à payer de loyer, et qu'ils se sont séparés, alors, étant donné que la femme est faible, elle est plus en droit de rester dans le logement. 

Et Allah est Le plus Savant. »


copié de fourqane.fr


Cheikh Al-'Allaamah Ahmad Ibn Yahya An-Najmi
Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali
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Notre éminent SHeikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn BâZ (rahimahullâh) a dit - concernant le jugement du divorce de la femme enceinte - qu’il n’y a pas de mal à cela.
 
Certes, le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit à ‘Abdullâh Ibn ‘Oumar, lorsqu’il a divorcé de sa femme en état de menstrues : 


« Reprend-là et reste avec elle jusqu’à ce qu’elle soit pure, puis qu’elle ait ses menstrues et se purifie de nouveau, ensuite divorce-là si tu le souhaites avant de la toucher, qu’elle soit en état de pureté ou enceinte. » [1] [2]

Sur ce hadîth, l’imâm an-Nawawî (rahimahullâh) a dit dans le cadre de son commentaire : 

« Ce hadîth indique que le divorce de la femme enceinte est permis si la grossesse est clairement apparente – ce qui est l’avis de l’école Chafiite. Ibn Moundhir dit que cela est la position de beaucoup de savants dont Ibn Tâws, al-Hassan, Ibn Sîrîn, ar-Rabî’ah, Hamâd Ibn Abî Souleimân, Mâlik, Ahmad, Ishâq, Abû Thawr et Abû ‘Oubeidah. Ibn Moundhir dit : « C’est l’opinion que j’adopte ainsi que certains Malékites. Et certains d’entre eux (parmi les Malékites) disent que cela est interdit. » Ibn Moudhir juge dans une autre variante, d’après al-Hassan, que le divorce de la femme enceinte est blâmable. »
 [3]

Les savants de Lajnah ad-Dâ-ima sont aussi d’avis que cela est permis lorsqu’une nécessité s’en fait sentir. 
[4]

En conclusion, SHeikh Ibn BâZ dit : 

« C’est une idée qui est fausse auprès de certaines personnes du commun que de penser que le divorce de la femme enceinte ne prend pas effet. Je ne sais pas d’où vient cette idée, car elle n’a aucun fondement dans les paroles des savants. Au contraire, l’ensemble des gens de science sont d’avis que le divorce de la femme enceinte prend effet. Et sur cela, il y a consensus des savants et pas de divergence. Le divorce de la femme enceinte est un divorce légiféré et non une innovation. Ainsi, le divorce de la femme prend bien effet. »
 [5]


Notes
[1] Rapporté par Muslim
[2] Kitâb « Fatâwa al-Mar’a al-Mouslima » - SHeikh Ibn BâZ, p.738-739
[3] Charh an-Nawawî ’ala Sahîh Muslim, 5/306
[4] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 20/64
[5]
Kitâb « Noûr ’ala ad-Darb » du SHeikh Ibn BâZ, 3/1691
copié de manhajulhaqq.com

 

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Fatwâ de l'Imâm Cheikh Mohammed Ibn Sâlih el Outhaymîne_Rahimahou Allah

( traduction que de la partie concernant le sujet ) : 


المهم أن الحامل عدتها وضع الحمل مطلقاً لقوله تعالى (وَأُولاتُ الْأَحْمَالِ أَجَلُهُنَّ أَنْ يَضَعْنَ حَمْلَهُنَّ...
وأولات الأحمال أجلهن أن يضعن حملهن...

 

Traduction de la fatwa par le talib ilm Farid El Makky


...l'essentiel c'est (de savoir ) que la période de celle qui est enceinte se termine dans tous les cas dès son accouchement , selon la Parole ( d'Allah) TA3âlâ : (traduction rapprochée) 

Et quant à celles qui sont enceintes, leur période d'attente se terminera à leur accouchement .
(Sourate 65 ; verset 4)

 

Cheikh Mohammed Ibn Sâlih el Outhaymîne_Rahimahou Allah
( réf : http://www.ibnothaimeen.com/all/noor/article_6391.shtml )

 

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Question :

 

« Un jeune s'est marié avec une jeune fille, ensuite il l'a divorcé avant d'avoir consommé le mariage.

Il lui avait versé la somme de la dote et il s'est engagé par écrit à verser une autre somme plus tard dans le même acte de mariage.

Quel est le jugement concernant cela ? »

 

Réponse :

 

« S'il s'est marié avec une femme, puis l'a divorcé avant la consommation du mariage, et qu'il lui avait nommé et précisé une dote, alors il lui (à la femme) revient la moitié de la dote qu'il a versé et la moitié de la dote qu'il devait lui verser plus tard qu'il n'avait pas encore versé, en conformité avec la parole du Très-Haut :


وَإِن طَلَّقْتُمُوهُنَّ مِن قَبْلِ أَن تَمَسُّوهُنَّ وَقَدْ فَرَضْتُمْ لَهُنَّ فَرِيضَةً فَنِصْفُ مَا فَرَضْتُمْ إَلاَّ أَن يَعْفُونَ أَوْ يَعْفُوَ الَّذِي بِيَدِهِ عُقْدَةُ النِّكَاحِ

-traduction relative et approchée-

« Et si vous divorcez d'avec elles sans les avoir touchées (sans avoir eu de rapports sexuels avec elle), mais après fixation de leur Mahr (dote), versez leur alors la moitié du Mahr que vous avez fixé, à moins qu'elle ne s'en désiste ou que ne se désiste celui entre les mains de qui est la conclusion du mariage (en remboursant la totalité du Mahr). » (Sourate 2 verset 237)

 

La dote est divisée en deux s'il la divorce avant la consommation du mariage, qu'elle l'ait prise ou pas, à partir du moment qu'il l'a nommé et précisé.

 

Et si l'un des deux renoncent à sa part pour l'autre, alors il n'y a pas de mal dans cela. »

 

Source : « Fatawa al-mar-a al-mouslima »  page 484

Traduction : Fourqane.fr

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan

 

copié de 3ilm.char3i.over-blog.com

 

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Combien de fois avons-nous entendu cela ?

Combien de fois a-t-on vu des femmes désespérées se plaignant d’être « condamnées » à vivre prisonnières d’un homme qui ne veut pas prononcer le divorce ?

Pourtant, cette situation n’a rien à voir avec l’islam, car Allah a accordé aux croyantes un moyen de mettre un terme à une relation maritale devenue insupportable.

On est bien loin de la position du tyran adoptée par certains qui pensent, à tort, que l’islam leur octroie le droit de se montrer injustes envers leurs épouses en leur refusant la séparation, et en les maintenant « captives ».

 

Les désaccords, qu’ils soient imputables à un seul des époux ou que les torts soient partagés, surviennent dans la vie de couple, et en quel cas, Allah dit :

 

«  Si vous craignez un désaccord entre les deux époux, envoyez un arbitre (Hakam) de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux. Allah sait certes tout et Il est Parfaitement Connaisseur » [An-Nisâ’, v.35]

 

Si tous deux accusent l’autre d’injustice et que la discorde survient entre eux, on fait appel à un arbitre de la famille de l’époux et un arbitre de la famille de l’épouse, car ce sont eux qui connaissent le mieux les causes de cette discorde, et qu’ils sont ceux dont on peut le plus espérer la loyauté et le conseil sincère.

 

Ils font ce qui est de mieux pour les réunir, ou qu’ils se séparent, avec ou sans compensation, et cela est en leur pouvoir car Allah les a nommés « arbitres » (Hakamayn).

 

Shaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah a dit :

« Le Législateur ne contraint pas la femme à se marier si elle ne le désire pas.

Plus encore, si elle déteste son mari et que la discorde survient entre eux, son cas n’est pas confié à son mari, mais à ceux qui, de la famille de l’épouse et de l’époux, considèreront où se situe l’intérêt, et ainsi la sépareront de l’époux sans son accord, car comment pourrait la contraindre à rester auprès de lui, sans qu’elle ne le veuille ? »

 

En islam, la femme ne peut prononcer la séparation, en ce sens qu’elle ne peut pratiquer de répudiation, c’est-à-dire une décision unilatérale de rompre les liens du mariage, mais elle peut demander et faire exécuter cette séparation, en demandant la dissolution du mariage.

C’est ce qu’on nomme Al-Khul’.

Ce terme est dérivé de l’expression « enlever un vêtement » (Khul’ At-Thawb), ainsi la femme enlève le vêtement que représente son mari, car Allah dit :

 

« vous êtes un vêtement pour elles » [Al-Baqarah, v.187]

 

Donc la femme se sépare de son mari en s’acquittant d’une compensation.

Dans la terminologie religieuse, le terme désigne la séparation, prononcée en des termes définis, par l’époux vis-à-vis de son épouse, en échange d’une contrepartie qu’il perçoit de l’épouse ou d’un tiers.

 

Son intérêt repose dans la possibilité de séparer l’épouse de son mari d’une manière non révocable, sauf si elle l’accepte, avec la conclusion d’un nouveau contrat de mariage.

Les fondements de la législation de la dissolution du mariage se trouvent aussi bien dans le Coran, que dans la Sunna et l’unanimité des savants.

Allah dit :

 

« ils ne commettent aucun péché à ce que la femme demande le divorce en échange d’une indemnité » [Al-Baqarah, v.229]

 

Dans la Sunna, le récit de Thâbit Ibn Qays qui va suivre, et il existe une unanimité de la Communauté sur cette question.

 

La dissolution du mariage recouvre les cinq dispositions légales :

 

1  elle est réprouvable si la situation des époux est bonne, et qu’il n’existe pas de divergence et discorde entre eux, ainsi le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

« Toute femme qui demande à son mari de la divorcer sans raison valable ne sentira pas l’odeur du Paradis. »

[Abû Dâwud (3226)]

 

2  elle est illicite et invalide si l’époux la rudoie, lui nuit, la fait vivre dans la gêne, la prive de ses droits, ou autre, afin qu’elle lui donne une compensation.

En ce cas, la dissolution du mariage est invalide, la compensation est refusée, et l’épouse reste dans cette situation si la dissolution n’a pas été prononcée sous les termes de la répudiation.

Allah dit :

« Ne les empêchez pas de se remarier dans le but de leur reprendre une partie de ce que vous aviez donné.» [An-Nisâ’, v.19] 

 

3  elle est recommandée au mari, en réponse à la demande de l’épouse, en raison de ce que rapporte Ibn ‘Abbâs :

« L’épouse de Thâbit Ibn Qays est venue trouver le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et lui dit :

« Ô Messager d’Allah !

Je n’ai rien à reprocher à Thâbit Ibn Qays, ni du point de vue du comportement ni du point de vue religieux mais je détesterais tomber en ce qui est contraire à l’islam. »

Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) lui demanda :

« Lui rendrais-tu son verger ? »

Elle répondit : Oui. Il lui ordonna donc de le rendre, et à Thâbit de se séparer d’elle. »

[Al-Bukhârî (5273)]

 

4  elle est obligatoire si le mari voit chez son épouse ce qui le pousse à s’en séparer, comme le fait de tomber dans la turpitude, de délaisser la prière ou le jeûne, ou d’autres choses semblables.

En ce cas, il est permis de les empêcher de se remarier, afin qu’elle rachète sa liberté, ainsi Allah dit :

« Ne les empêchez pas de se remarier dans le but de leur reprendre une partie de ce que vous aviez donné, à moins qu’elles ne commettent une turpitude prouvée » [An-Nisâ’, v.19] 

 

5  elle est permise, si l’épouse déteste le comportement de son mari, ou qu’elle craint de tomber dans le péché en délaissant un de ses droits.

Ibn ‘Abbâs rapporte :

« L’épouse de Thâbit Ibn Qays est venue trouver le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et lui dit :

« Ô Messager d’Allah !

Je n’ai rien à reprocher à Thâbit Ibn Qays, ni du point de vue du comportement ni du point de vue religieux mais je détesterais tomber en ce qui est contraire à l’islam. »

Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) lui demanda : « Lui rendrais-tu son verger ? »

Elle répondit : Oui.

Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) dit alors [à son époux] : « Accepte-le verger et répudie-la par une fois. »  

[Al-Bukhârî (5273)]

 

Sous une autre formulation, il rapporte : « Et il lui ordonna de la répudier. »  [Al-Bukhârî (5274)]

 

Enseignements du hadith :

 

  La législation de la dissolution du mariage qui est une séparation permise en islam lorsqu’accomplie de manière légale. 

 

 Il est permis à la femme de la demander si elle déteste son époux, en raison de son mauvais comportement à son égard, sa laideur, ou d’autres choses repoussantes qui ne sont pas un manquement dans la religion, et si cela est un manquement dans la religion, il est obligatoire de demander la séparation.

[Shaykh Al-Fawzân dit : L’épouse de Thâbit craignait de ne pas respecter les droits de son mari, en raison de l’aversion physique qu’elle éprouvait pour lui, et qu’ainsi elle renie ses bienfaits (Kufr Al-cAshîr), et le sens du hadith n’est aucunement qu’elle craignait la mécréance (Al-Kufr)] (Tas-hîl Al-Ilmâm, 4/430).

 

 Il est recommandé à l’époux de répondre favorablement à la demande de dissolution du mariage de son épouse, en raison de la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) :

« Accepte-le verger et répudie-la par une fois. »

 

 La dissolution du mariage est illicite si le comportement de la femme était conforme à la droiture, puis que son mari l’a rudoyée afin qu’elle lui verse une compensation [en contrepartie de la dissolution du mariage].

 

 La permission de l’empêcher de se remarier, afin qu’elle rachète sa liberté, si elle tombe dans la turpitude ou délaisse une obligation, en raison de la Parole  d’Allah :

« à moins qu’elles ne commettent une turpitude prouvée » [An-Nisâ’, v.19]

En ce cas, la séparation est obligatoire, quelle que soit la forme de séparation.

 

6   L’annulation du mariage doit être faite en l’échange d’une contrepartie, en raison de la Parole d’Allah :

« ils ne commettent aucun péché à ce que la femme demande le divorce en échange d’une indemnité » [Al-Baqarah, v.229]

et de la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) :

« Accepte-le verger et répudie-la par une fois. »

 

 Il est permis que l’indemnité soit d’une valeur supérieure ou inférieure à la dot, en raison de la Parole d’Allah :

« ils ne commettent aucun péché à ce que la femme demande le divorce en échange d’une indemnité » [Al-Baqarah, v.229]

mais les savants ont réprouvé qu’elle soit d’une valeur supérieure à la dot, en raison de la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) :

« Lui rendrais-tu son verger ? »

et de la Parole d’Allah :

« n’oubliez pas la bonté entre vous » [Al-Baqarah, v.229]

La permission de la dissolution du mariage sur la valeur convenue est l’avis de la majorité des savants.

 

 La dissolution du mariage doit être formulée, en raison de la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) :

« répudie-la par une fois »

 

 La dissolution du mariage (Al-Khul’) est considérée comme une annulation du mariage (Al-Faskh) et non comme une répudiation (At-Talâq), c’est l’avis de l’imam As-Shâfi’î, un des avis de l’imam Ahmad, de même que Shaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah, Ibn Al-Qayyim, et nombre de grands savants vérificateurs.

Ils ont argumenté en cela par la Parole d’Allah :

« La répudiation est permise pour seulement deux fois » [Al-Baqarah, v.229]

ce sont là les deux répudiations révocables, puis Il dit pour la troisième répudiation :

« S’il la répudie (une troisième fois), elle ne lui sera pas licite tant qu’elle n’aura pas consommé le mariage avec un autre homme » [Al-Baqarah, v.230]

et entre les deux premières répudiations et la troisième, Allah (I) dit :

« Si vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d’Allah, alors ils ne commettent aucun péché à ce que la femme demande le divorce en échange d’une indemnité » [Al-Baqarah, v.229]

et il s’agit là de la dissolution du mariage.

Donc, si elle était comptée comme une répudiation, elle représenterait la troisième répudiation, mais comme elle se situe entre les deux premières répudiations et la troisième, elle n’est pas comptée comme une répudiation, et on voit que ce n’est qu’une annulation du mariage.

 

10   Shaykh Muhammad Ibn Ibrâhîm a dit : « Il est permis de contraindre l’époux à accepter la dissolution du mariage lorsqu’il n’est pas possible de réunir les deux époux, et ce en fonction de l’effort d’interprétation du juge, et Ibn Muflih rapporta cela d’éminents juges du Shâm.

 

11   Shaykh Taqî Ad-Dîn a dit : « La dissolution du mariage mentionnée dans le Coran et la Sunna concerne la femme qui déteste son époux, et qui lui rend la dot, en intégralité ou en partie, pour racheter sa liberté, à la manière de la captive. Mais si tous deux désirent l’autre, c’est une dissolution innovée en islam, et le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

« Toute femme qui demande à son mari de la divorcer sans raison valable ne sentira pas l’odeur du Paradis. » [Abû Dâwud (3226)]

donc le sens apparent du hadith est l’interdiction.

Si, effectivement l’époux accorde la dissolution du mariage à son épouse, que le mariage est annulé et qu’il ne reste qu’à percevoir la compensation, l’époux n’a plus le choix, même s’il ne perçoit pas sa compensation.

Mais s’il n’y a eu qu’un échange de paroles, sans dissolution du mariage, mais qu’ils se sont mis d’accord pour qu’il lui accorde la dissolution du mariage si elle lui remet sa compensation, la dissolution du mariage n’est pas effective, mais ce n’est qu’une promesse, et l’époux peut revenir sur l’intention qu’il n’a pas mis à exécution. »

 

12   Shaykh Al-‘Uthaymîn a dit : Si la désunion ne survient que d’un seul époux, il n’est pas nécessaire de faire appel à deux arbitres qui n’interviennent que si la discorde naît des deux parties, en raison de la Parole d’Allah :

«  Si vous craignez un désaccord entre les deux époux, envoyez un arbitre (Hakam) de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux. Allah sait certes tout et Il est Parfaitement Connaisseur » [An-Nisâ’, v.35]

Dans le cas présent, la désunion ne survient que d’une seule partie qui est l’épouse, alors que le mari, lui, désire la garder.

[Sharh Bulûgh Al-Marâm, Livre du mariage, cassette n°21]

 

13   La période de retraite (Al-‘Iddah) de la femme qui obtient la dissolution du mariage est d’une seule période de menstrues, ceci car la dissolution du mariage n’est pas suivie d’une période pendant laquelle la séparation est révocable (Ar-Raja’h), il n’y a donc aucune utilité à prolonger la période de retraite, et au contraire c’est un préjudice causé à l’épouse, car il est possible, si par exemple ses périodes menstruelles sont espacées de quatre mois, qu’elle reste ainsi une année entière.

 

C’est donc là le hadith fondateur de ce droit qu’Allah a accordé aux femmes.

Il est important, pour chacun d’entre nous, d’apprendre et d’interroger sur la religion d’Allah afin de ne pas tomber dans l’illicite et ne pas mentir sur Allah et Son Messager en privant quelqu’un de son droit, ou en accordant à un autre une chose à laquelle il n’a pas droit.

Les éléments explicatifs et les enseignements du hadith sont tirés du Commentaire de Bulûgh Al-Marâm de shaykh Al-Bassam.

 

Traduit et publié par les salafis de l’Est

Source : Commentaire de Bulûgh Al-Marâm

Cheikh ‘Abdullâh Ibn ‘Abder-Rahmân al-Bassâm

 

copié de 3ilm.char3i.over-blog.com

 

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Les ambiguïtés sont nombreuses, certaines relevant du mépris, d'autres allant jusqu'à l'interdire.

Certains utilisent des versets et des Hadiths et les expliquent à leur façon sans prendre en considération la compréhension des Salafs Salihs.

On peut citer comme exemple le Hadith où le Prophète interdit à 'Ali -qu'Allah l'agrée- de faire cohabiter la fille d'abi Jahl avec sa fille Fatima.

Certains s'attachent à ce Hadith et disent que si le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a lui-même interdit à 'Ali de se marier avec la fille d'abi Jahl, alors qu'il était marié avec Fatima et nous avons justement en le Messager un exemple, alors nous sommes aussi en droit d'interdire à l'homme de se remarier alors qu'il est marié avec notre fille, Voilà leurs paroles.


Voici le Hadih dans son intégralité

'Ali ibn Abi Talib -qu'Allah l'agrée- demanda en mariage la fille d'Abi Jahl, alors qu'il était marié avec Fatima -qu'Allah l'agrée- , j'ai alors entendu le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- s'adressait aux gens à ce sujet alors qu'il était sur le minbar (la chair), j'étais à cette époque déjà pubère, et il dit ceci : 

« Fatima est de moi et je crains pour elle que cela ne crée une fitna pour sa religion. »

Puis il fit allusion à un gendre qu'il avait des Banni 'Abd ach-Chams et venta les mérites de cette liaison, et il dit : « Il me parla, et était véridique, il me fit des promesses et les tint, et je n'interdis pas le permis (le Halal) et je n'autorise pas l'interdit (le Haram), mais par Allah ! La fille du Messager d'Allah ne cohabitera jamais avec la fille de l'ennemi d'Allah. » (1)

Et dans les deux Sahihs, une autre version authentique, du récit de Masour ibn Makhrama : « J'ai entendu le Messager d'Allah  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dire alors qu'il était sur le minbar : « Les Bani Hachim ibn Moughira m'ont demandé la permission de faire épouser leur fille à 'Ali ibn abi Talib, mais je ne l'autorise pas, non je ne l'autoriserai pas, et non je ne l'autoriserai pas, sauf si 'Ali ibn abi Talib veut divorcer de ma fille et se marie avec leur fille, car elle est une partie de moi, et ce qui la trouble me trouble, et ce qui lui fait mal me fait mal. » (2)

Voici ce qu'il faut répondre

Le 1er aspect que l'on peut tirer des paroles du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dans : « Tu ne feras pas cohabiter la fille du Messager d'Allah avec la fille d'un ennemi d'Allah. » 

et dans la version de Mouslim 
« Dans un seul lieu, jamais . » 

Al Hafidh ibn Hajar a dit : « Ce que l'on tire de plus juste dans ce Hadith, c'est que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a interdit à 'Ali de réunir sa fille Fatima avec la fille d'abi Jahl, tout en précisant que cela lui porterait préjudice (ou lui causerait du mal).Or lui porter préjudice est un acte illicite selon l'unanimité. Et le sens de sa parole « Je n'interdis pas le permis (le halal) » ce qui veut dire qu'elle est licite pour lui s'il  n'était pas marié avec Fatima -qu'Allah l'agrée- . Quand au fait de réunir les deux et de porter préjudice au Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , cela n'est pas permis. » (3)

An-Nawawi a dit dans l'explication du Hadith rapporté par Mouslim (5 / 313) :   
« Le but visé dans cette interdiction est dans le sens de cette parole « Je n'interdis pas le permis » qui veut dire en outre « Je n'interdis pas quelque chose qui va à l'encontre de la décision d'Allah, si Il autorise quelque chose, il (le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-) ne l'interdit pas et si Il (Allah) l'interdit, il (le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-) ne le rendra pas licite, et je ne me tais pas sur cette interdiction car mon silence signifierait sa légalisation. Et ceci fait partie des mariages interdits de se marier à la fois avec la fille du Messager et avec la fille de l'ennemi d'Allah. »  


Et une troisième explication c'est que cela fait partie des spécificités (ou des particularités) du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- que l'on ne se remarie pas si on est déjà marié avec ses filles, et al Hafidh ibn Hajar l'a bien montré dans son livre Fath al Bari (9 /329).
 

  Conclusion


Et après toutes ces preuves que nous avons pu citer par la grâce d'Allah, si les questions persistent telles que « Mais pourquoi y a-t-il la polygamie en Islam ? » ou « Pourquoi jusqu'à quatre et ni plus ni moins ? »..., alors il faut savoir répondre comme 'Aïcha, la mère des croyants, lorsqu'un jour elle fut interrogé par Mou'adha, qui lui demanda : « Pourquoi doit-on jeûner le nombre de jour de ses menstrues, mais on ne doit pas refaire ses prières manquées ? », alors 'Aïcha lui répondit tout simplement : « Il nous arrivais cela et on nous a ordonné de jeûner les jours manqués et non de rattraper les jours de prières » (4)

C'est donc avec cette simplicité que la mère des croyants, 'Aïcha, répondait à ce qui lui été ordonné de faire et la sagesse dans ses paroles, c'est qu'elle avait appris à se contenter d'obéir sans « contester », comme le Coran nous l'enseigne :  Traduction relative et rapprochée : « Nous avons entendu et obéi, Seigneur nous implorons Ton  Pardon, et c'est à Toi que sera le retour. » S2 V284

 Ce qui  fit d'elle -qu'Allah l'agrée- comme les autres femmes -qu'Allah les agrées- du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-, des femmes modèles, nobles et pieuses. Et si tu penses ma sœur après tout ce qui a été rappelé, que la polygamie est une « injustice pour la femme », comme les ennemis de l'Islam veulent nous faire comprendre, alors c'est que tu as oublié les paroles de ton Créateur, lorsque Il dit :  Traduction relative et rapprochée : «  Allah ne veut aucune injustice aux serviteurs »  S40 V31

...Et Allah est plus savant.

Références :
Fath al Barî d'Ibn Hajar El 'Asqalani, avec le Tahqiq de Cheikh ibn Baz  (Tome 9 et 10)   
Al Wajiz fi fiqh as-Sounnah wal Kitab al 'aziz  de Abdoul Adhîm ibn Badawi  
Tafsir ibnou Kathir, Tafir as-Sa'di...

Oummou  Safiya al Djazaïria  

(1) Dans un hadith authentique rapporté par al Boukhari et Mouslim d'après Masour ibn Makhrama.
(2) Boukhari n°5230  
(3) Fath al Barî 9/ 328   
(4) Hadith rapporté par  al Boukhari et Mouslim.
copié de al.baida.online.fr
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Cependant  l'homme ne sera pas puni s'il porte plus d'affection (ou d'amour) pour une de ses épouses par rapport aux autres, car il ne peut pas maîtriser son cœur. 

Ceci est l'avis de l'imam ach-Chawkani dans « Neil al Awtar » (6/371), ainsi que de la majorité des savants. 

C'est d'ailleurs à ce sujet qu'Allah -Le Très Haut- a dit : traduction relative et rapprochée : 


« Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes même si vous en êtes soucieux » S4 V129  

Ibn Kathir dit justement au sujet de ce verset :

« C'est une réalité tangible et quel que soit le désir des hommes, ils ne pourront être équitables à l'égard de chacune de leur femme, car même si un homme consacre un jour et une nuit à chacune d'elles, il y aura certainement une différence de sentiments quant à l'amour et au désir ainsi que les rapports sexuels. Ce verset était descendu sur 'Aïcha, selon une version, car comme on le sait le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  était équitable mais 'Aïcha était celle qu'il aimait le plus. »

Et à cet égard 'Abdoullah ibn Yazid rapporte que 'Aïcha a dit :

« Le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , partageait ses jours entre ses femmes équitablement et disait :

« Mon Dieu, c'est mon partage de ce que je possède.
Ne me blâme pas pour une chose que Tu possèdes et que je ne possède pas » (1)

Ibn Kathir ajoute : « Il s'agit ici du cœur. »  

Notre Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- était donc équitable entre ses épouses, et ne faisait pas de différence entre elles, mais malgré cela, il portait plus d'affection à 'Aïcha.

Plusieurs Hadiths en sont la preuve.

Selon 'Amr ibn al 'Ass, il demanda au Prophète 
-Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  :

« Quelle est la personne que tu aimes le plus ? Il dit : « 'Aïcha »
« Et parmi les hommes » Il dit : « son père ».
Je lui demandai « Et après ? » Il me répondit « 'Omar ibn al Khattab »(2)
Al Boukhari cite dans son Sahih
« Chapitre :  Le fait qu'un homme aime une femme plus qu'une autre »

Hadith n° 5218 : Ibn 'Abbas a entendu 'Omar ibn al Khattab dire, alors qu'un jour il se trouvait chez sa fille Hafsa :

« O ma fille ! Gares à t'identifier à celle dont les qualités lui valent l'amour du Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , en voulant parler de 'Aïcha, elle alla alors raconter cela au Messager d'Allah qui en souria. ».

'Aïcha rapporte 


« Lorsque le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- 
tomba malade (avant sa mort) il disait, « Où suis-je demain ? Où suis-je demain ? » Parce qu'il voulait être chez 'Aïcha ce jour là, c'est alors que ses femmes lui autorisèrent à rester là où il voulait, ce fut alors dans la chambre de 'Aïcha, et c'est là qu'il mourut et 'Aïcha ajouta : « Il mourut le jour où il devait être chez moi, et Allah prit son âme alors que sa tête était entre mon coup et ma poitrine, et sa salive se mélangea avec la mienne. » (3)

On rapporte également : 

« Parmi les femmes du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- il  y avait deux groupes, l'un celui de 'Aïcha composé de Hafsa, Safiya et Sawda, et l'autre de Oummou Salama et les autres femmes du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- . Les musulmans sachant l'amour qu'il portait pour 'Aïcha, attendaient le tour de 'Aïcha pour offrir un cadeau au Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , c'est alors qu'ils l'envoyaient toujours chez elle. Jusqu'au jour où le groupe d'Oummou Salama, décida de parler et demanda à Oummou Salama de s'adresser au Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- de cette situation : « Dis au Prophète de s'adresser aux gens et qu'il  leur dise que celui qui veut offrir quelque chose au Prophète qu'il l'offre dans n'importe quelle maison de ses femmes. » Elle lui adressa alors ces paroles, mais il -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- ne lui dit rien. Elles lui demandèrent et elle répondit qu'il n'avait rien dit, mais elles lui dirent : «  Mais parles lui ! », elle lui parla de nouveau lorsque se fut son tour, mais il ne lui répondit pas, elles lui demandèrent et elle dit : « Il ne m'a rien dit. », elles dirent : « Parles lui jusqu'à ce qu'il te parle ! », ce fut de nouveau son tour et elle lui reparla, et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- lui dit enfin : « Ô Ommou Salama ! Ne me blesse pas en parlant ainsi de 'Aïcha, car par Allah ! La révélation ne m'est venue que dans le lit d'une seule d'entre-vous (celui de 'Aïcha) » elle lui dit alors : « Je demande pardon à Allah, de t'avoir blessé Ô Messager d'Allah ! » (4)

Lors d'un voyage 'Aïcha raconte: 

« Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  faisait un tirage au sort entre ses épouses pour choisir celle qui devait partir avec lui. Une fois, 'Aïcha et Hafsa eurent la possibilité de partir avec lui. Alors qu'il avait la coutume d'accompagner 'Aïcha de nuit et de discuter avec elle, Hafsa dit à 'Aïcha : « Ne veux-tu pas essayer cette nuit-ci mon chameau et me laisser essayer le tient ? » « Oui » Répliqua 'Aïcha. La nuit il s'approcha du chameau de 'Aïcha sur lequel il y avait Hafsa et passa le Salam avant de continuer le chemin avec cette dernière (c'est à dire Hafsa). Et une fois le camp installé, 'Aïcha se dit : « Seigneur ! Fais que je sois mordue par un scorpion ou une vipère avant de pouvoir dire quoi que ce soit au Prophète ! ».(5)

Le fait de céder sa nuit à sa coépouse est toléré

Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  savait se partager entre ses femmes, et Sawda qui avait vieilli et qui voulait toujours rester la femme du Prophète dans cette vie d'ici-bas et être aussi sa femme dans l'au-delà, avait cédé son tour à 'Aïcha, qui rapporte :   

« Je n'ai jamais vu une autre femme que Sawda bint Zam'a à qui j'aurais aimé m'identifier de par son noble caractère, et son intelligence ».  

Puis elle poursuivit : « Lorsqu'elle devint âgée, elle céda sa nuit à 'Aïcha en disant Ô Envoyé d'Allah j'ai cédé ma nuit à 'Aïcha. » (6)

Le Messager d'Allah  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  consacrait  deux nuits à 'Aïcha : celle de 'Aïcha  et la nuit de Sawda.

(1) Hadith rapporté par Ahmad et dans les quatre Sounanes.
(2) Sahih rapporté par at-Tirmidhi 3/46
(3) Hadith Sahih rapporté par al Boukhari n°5217.
(4) Hadith Sahih rapporté par al Boukhari n°2574.
(5) Hadith Sahih rapporté par al Boukhari
(6) Hadith rapporté par Mouslim n°1463.


copié de al.baida.online.fr

 

tiré de 3ilm.char3i.over-blog.com

 

 

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